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Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)
                    Les Lavandières
 
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3. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)
             L’Enjeu perdu ou Le Baiser gagné

L’enjeu perdu, connu également sous le nom du baiser volé ou du baiser gagné, montre une heune homme aux joues bien rouges qui, dans son empressement à embrasser sa voisine, et à recevoir le prix de l’enjeu, perd son chapeau. Celle-ci se débat ou plutot fait mine de se débattre et de se refuser mais en est empêchée par sa compagne qui lui maintient fermement les mains sur la table.

photo

Fragonard, Le Baiser volé, 1756-1761

Metropolitan Museum of Art


Le baiser volé, huile sur toile, aprés 1870, 45,1cm x 54,8cm, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage

Le Grand prêtre Corésus se sacrifie pour sauver Callirhoé,  1765, huile sur toile, 3m09 x 4m, XVIIIème, Musée du Louvre, Paris

Il s’agit du plus grand tableau de Fragonnard. L’histoire peu connue, tirée de l’Itinéraire de la grèce de Pausanias, se passe à Calydon, ville dédiée à Bacchus. Le grand prètre du temple, blessé par l’indifférence de la belle Callirhoé, demande vengeance à Bacchus, qui rend ivre tous les Calydoniens. Pour apaiser la colère du Dieu, le sort a désigné une victime propriatoire en la personne de Callirhoé. Mais Corésus, plutot que de sacrifier la jeune fille, préfère se poignarder. Ce tableau, présenté pour sa réception devant le jury de l’Académie, lui valut l’approbation de la critique, et notamment de Diderot pour qui Fragonnard a acquis" toute la magie, toute l’intelligence et toute la machine pittoresque. La partie idéale est sublime dans cet artiste à qui il ne manque qu’une couleur plus vraie et une perfection technique que le temps et l’expérience peuvent lui donner …C’est en effet une belle chose, et je ne crois pas qu’il y ait un peintre en Europe capable d’en imaginer autant"

Ce tableau tranche dans la production du peintre par sa mise en scène dramatique. Les deux colonnes qui structurent la composition,  en soulignent le coté théatral.  Fragonnard témoigne d’une grande habileté à peindre l’expression des passions: sur les visages, on peut lire l’effroi, la surprise, le stupeur, la consternation

                                                              Les Baigneuses, huile sur toile, 64 cm x 80 cm, 1765, Musée du Louvre, Paris

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