BALTHUS   
Nu au chat
« Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu.»
 
Balthus, Sunny days
Les beaux jours


  Balthus  Le lever
Blog de carlitablog :Tendance et Rêverie, L'art en mode grand scandale : Balthus
 
La leçon de guitare . Dans une lettre à sa future épouse Antoinette, le 1er décembre 1933 dans une lettre, accompagnée de vers de Lesbos, Balhus commente sa toile en ces termes:

 

«Je prépare une nouvelle toile. Une toile plutôt féroce (…) c’est une scène érotique. Mais comprends bien, cela n’a rien de rigolo, rien de ces petites infamies usuelles que l’on se montre clandestinement en se poussant du coude. Non je veux déclamer au grand jour avec sincérité et émotion tout le tragique palpitant d’un drame de la chair, proclamer à grands cris les lois inébranlables de l’instinct. Revenir ainsi au contenu passionné d’un art. Mort aux hypocrites ! Ce tableau représente une leçon de guitare, une jeune femme a donné une leçon de guitare à une petite fille, après quoi elle continue à jouer de la guitare sur la petite fille. Après avoir fait vibrer les cordes de l’instrument, elle fait vibrer un corps».

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Thérèse rêvant par Balthus, 1938

Les  jeunes filles sont si absorbées (dans leur lecture, leur rêve, leur toilette) qu’elles semblent inconscientes du regard qu’on pose sur elle. Troublante cette jeune adolescente, endormie dans une pause provocante : assise, une jambe relevée laissant voir sa culotte blanche et un chat qui lape du lait sous son pied. D’autant plus troublante qu’elle est montrée, comme le sont toutes les jeunes filles peintes par Balthus, dans son intimité sans savoir qu’elle estobservée.

 

Alice dans le miroir

La provocation dans ce tableau produire est dans la représentation d’une scène banale de la vie quotidienne (une jeune femme se brossant les cheveux) prétexte à nous montrer le le corps de cette jeune femme, dans une pose (le pied sur une chaise) assez suggestive…. 1888036751.jpg

La chambre1952-1954

 

  Dans ce tableau (portrait du peintre Derain) l’on voit un père, le regard sévère, la main semblant caresser sa poitrine et, en arrière plan, une jeune fille semblant s’ennuyer, habillée de façon quelque peu équivoque et une main entre les cuisses. Cette atmosphère d’inceste captive car elle choque sans qu’à première vue on ne se sente coupable de voir cette scène.]

 

 

 

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La pose acrobatique de cette jeune fille , rien moins que naturelle, est  là aussi pretexte à nous montrer ses jambes: le noir de la jupe et le noir des chaussures soulignant la blancheur des cuisses qui est comme rehaussée par les chaussettes blanches

Balthus, 00003620-Z

 
 

 Est-ce la lecture (à voix haute) que lui fait la jeune fille la jeune fille au premier plan qui plonge dans l’extase (la tête renversée…les yeux fermés…la position des cuisses…) sa compagne sur le divan?

 
Qu’elles s’adonnent à la rêverie ou à la lecture ou jouent aux cartes (la Partie de cartes, 1948-1950),  qu’elles soient représentées un mitoir à la main (les Beaux Jours, 1944-1946) ou en présence d’un chat, comme souvent (Nu au chat, 1948-1950; la Semaine des quatre jeudis ; la Chambre, 1952-1954 ; la Patience, 1954-1955), qu’elles soient habillées ou dévêtues, le peintre nous montre ses jeunes filles comme surprises en état d’indolence rêveuse, d’alanguissement ou d’extase…  en flagrant délit d’impudeur ou d’innocence, c’est tout l’équivoque de ses toiles.
 

                                                                                                               Balthus, le drap bleu 
                                                                                                                   nu au miroir
 
photo

 

La Patience, 1943

 

Balthus: Victime

                                  La victime

 
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